Voilà le premier livre qui a donné un nouvel éclairage à ma vie, qui l’a chamboulée. Je l’ai acheté en 1997, j’avais alors 19 ans. J’étais dans une période assez difficile de ma vie, je ne savais plus du tout où j’en étais. J’ai eu envie de comprendre pourquoi je ressentais ce malaise, pourquoi j’étais comme cela alors que les autres personnes autour de moi semblaient « normales ». Moi aussi je voulais ce bonheur dont tout le monde parle et que tout le monde cherche. Mais comment y arriver? Cela semblait si dur, si difficile! Je voyais autour de moi des personnes qui semblaient très heureuses. Après tout c’était normal, elles avaient tout pour être heureuses, une belle vie, un bon travail, de l’argent ! Finalement pourquoi est ce que moi je ne pouvais pas être heureux à mon tour ?
J’ai démarré la lecture de ce livre et concrètement, je me suis pris une claque, une très grosse claque ! Alors que je croyais savoir ce qu’était le bonheur, que je croyais savoir quoi faire pour tenter de l’attraper ce sacré bonheur, je me suis aperçu en lisant ce livre qu’il était beaucoup plus proche de moi, beaucoup plus facile à atteindre que je le croyais. Et qu’il ne dépendait pas du tout d’éléments extérieurs à ma vie, d’éléments que je ne pouvais maîtriser, mais que tout était dans ma tête, dans mon cerveau.
L’auteur de ce livre apporte une lumière sur le fonctionnement du cerveau qui m’a fait tilt. Suite à ce livre et à un peu de pratique, j’ai pu enfin comprendre comment maîtriser ce malaise que je ressentais, comment faire pour qu’il ne dirige plus ma vie.
Mr Boiron explique le bonheur par des recherches avancées sur la neuropsychologie. Il met en évidence le lien entre les trois composantes de notre cerveau (celle qui contient notre intelligence, celle qui gère nos automatismes et nos croyances et celle qui déclenche nos réflexes, nos états d’urgences) et la notion de bonheur. Il explique que le bonheur n’est rien d’autre que l’équilibre entre ces trois composantes, et que le malaise que nous ressentons est le déséquilibre entre elles. Pour être heureux, il faut donc un équilibre… Oui d’accord, mais comment fait-on concrètement ?
La compréhension du bonheur commence avec celle de la structure de notre cerveau qui est triple :
Il y a d’abord le reptilien, le vieux cerveau, qui vient de l’étape reptilienne de l’évolution; ensuite, le cerveau limbique, le système nerveux, qui est de l’étape où sont apparus les mammifères et finalement le néocortex qui correspond à l’apparition de l’homme, en fait de l’homo sapiens sapiens.
Cette division est reprise de MacLean, qui, lui, s’inquiétait de ce qu’il n’y a pas d’intégration des trois cerveaux. Il disait : » À certains moments, l’homme devient purement instinctif – comme lorsque vous êtes dépassé en voiture et que vous êtes irrité; à d’autres moments, c’est l’émotion qui prend le dessus, donc le deuxième cerveau; et, très rarement, c‘est le néocortex, niveau de l’intelligence. » MacLean estimait que l’être humain a un problème énorme, celui de vivre avec un cerveau comportant trois niveaux qui ne sont pas intégrés.
Extrait de l’émission « Par 4 chemins » du 15 juin 1998 au sujet du livre de Christian Boiron, La source du bonheur est dans votre cerveau, Paris, Albin.
Pour Christian Boiron (Extrait de son livre):
« Le bonheur, c’est le fonctionnement harmonieux des trois cerveaux, chacun fait son travail. En cas de danger décelé par le cerveau limbique (réflexe inné ou acquis), le cerveau reptilien déclenche une émotion destinée à provoquer une réaction adaptée. Cette émotion de stress (fuite, lutte, inhibition) a vocation à être de très courte durée et à s’éteindre avec la fin de l’alerte. Chez l’homme, ce mécanisme s’est complexifié avec le développement de l’intelligence néocorticale et est devenu la source de souffrances psychiques parfois intolérables. Lorsque l’intelligence est en désaccord avec une pensée automatique, et tant que cette pensée persiste, le cerveau reptilien déclenche un « état d’urgence de l’instinct » qui provoque de l’anxiété, de l’agressivité ou de la tristesse. Ces émotions, à leur tour, génèrent des comportements pathologiques : l’anxiété entraîne une agitation incessante, physique, psychique, professionnelle, affective; l’agressivité se décompose en esprit de compétition, en combats et défis de toutes sortes; l’état dépressif ou la tristesse se traduit par un grand besoin de sommeil, et par la recherche de situations surprotégées. »
Voilà le souci : la complexité de notre cerveau. L’un de nos cerveaux n’est pas en accord avec les autres et le déséquilibre se fait. Le cerveau entier se met en état d’urgence, et nous nous sentons mal à l’aise. Prenons un exemple :
Supposons que nous avons une décision à prendre qui nous semble capitale. Nous allons donc nous mettre en phase de recherches du pour ou contre de cette décision. Parfois nous allons même jusque faire un tableau pour compter le nombre de « pour » et le nombre de « contre ». Pourtant il arrive souvent qu’en dépit d’avoir un grand nombre de « pour », cette décision nous met mal à l’aise, une sorte de tristesse nous envahit. On se met alors à se dire, oui, c’est normal que nous ressentions ça, la décision est lourde à prendre, c’est un « mal pour un bien » et donc en conscience nous prenons cette décision. Notre petite voix intérieure nous dit que nous ne devrions pas prendre cette décision, mais le tableau est là pour nous prouver que notre petite voix à tort… Alors nous la prenons, et souvent cette décision ne nous rend pas spécialement heureux…
Le sentiment de tristesse que nous ressentons ne doit jamais nous conforter dans une idée de « mal pour un bien », jamais ! jamais ! jamais ! Il indique juste un déséquilibre dans notre cerveau. Un ou plusieurs de nos cerveaux n’est pas d’accord avec la décision prise et indique son mécontentement. Voilà ce qu’indique la tristesse ressentie à ce moment là, une alerte ! Il faut donc oublier nos vieux réflexes et nous dire : « Qu’est ce qui est refusé par mon cerveau, qu’est ce que je dois faire pour ne plus sentir cette tristesse ? » En faisant cela, nous devons nous mettre à chercher une solution à notre problème qui rendra nos trois cerveaux d’accord. Tant qu’ils ne seront pas d’accord, ne prenons pas de décisions ! Vous verrez quand vous trouverez la solution, votre esprit va s’éclairer, vous allez d’un coup vous sentir mieux, soulagé. Là vous serez heureux !
Je sais que cette vision de bonheur est peu commune et va sans doute faire hurler des personnes qui pensent que le bonheur se trouve après un dur labeur, qu’il faut le mériter. Je pense tout le contraire, le bonheur ne se trouve pas, il se ressent tout simplement. J’en fais l’expérience depuis de nombreuses années, malgré quelques coups durs, je garde toujours le bonheur en moi, je garde mon cerveau en équilibre et je me sens heureux. Alors pourquoi pas vous ?
François.

Très belle page de présentation qui incite sérieusement à lire ce livre. Le bonheur est la quête ultime d’une vie, et tout le monde sais combien il est dur de l’acquérir autrement que temporairement. Je t’encourage dans cette démarche de partage.
en lisant ça, ça donne tout de suite envie d’aller acheter le livre !!!d’ailleurs, j’y vais de ce pas !!!!!!!!!!!
J’ai lu ce livre et son impact a été aussi important pour moi.
J’y fais des références très fréquentes, même dans l’éducation de mes enfants…
Notamment les 3 meilleurs conseils de son professeur à Boiron :
-1er conseil : lire l’énoncé
-2eme conseil : lire l’énoncé
-3eme conseil : lire l’énoncé
En bref, avant de faire quoi que ce soit, comprendre ce qu’on chercher à atteindre.
Ca et tellement d’autre conseils… comme manger à sa faim et pas d’avantage… j’ai perdu 6kg, sans rien faire…
Ce livre est effectivement à mettre entre toutes les mains.
Et il sort un autre livre sur le bonheur dans qq jours, en pre-sale sur Amazon!
Ruez vous dessus puisque le ‘La source du Bonheur’ est en rupture depuis plus d’un an.
Cordialement
Vous auriez le titre du nouveau livre sur le bonheur que je puisse le mettre en lien ?
salut fanch, voici le lien :


Merci beaucoup !